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La ville du Puy n’échappe pas à la crise du logement qui est une crise sociale majeure. Les demandes pour un logement social ont augmenté de 38% en 10 ans et le temps d’attente moyen pour une attribution de logement est de 8 mois en Haute-Loire. A contrario, les aides financières accordées aux propriétaires bailleurs pour ces 5 dernières années s’élèvent à près de 8 millions d’euros distribués pour la Haute-Loire.
Le logement n’est pas un luxe mais un droit fondamental.
En 10 ans, selon l’INSEE, les prix moyens de l’immobilier ont augmenté de 30% pour l’ensemble du territoire et tout habitat confondu.
La part du budget consacré au logement pour les foyers les plus modestes s’élève à près de 35 % , c’est le premier poste de dépense et ils ne sont que 34% a être propriétaires contre 66% des foyers les plus aisés.
Le mal logement touche 4,2 millions de personnes , ceux sont des logements indignes, surpeuplés ou en précarité énergétique.
Le logement social reste la référence et souvent le seul moyen de logement pour les plus modestes, les plus précaires et les défavorisés, malheureusement près de 3 millions de ménages sont en attente d’un logement social soit près de 10 millions de personnes en France.
Dans cet esprit nous soumettrons une convention à nos partenaires du logement social implantés au Puy-en-Velay, l’OPAC43 et ALLIADE HABITAT contenant :
- Une politique de construction et de réhabilitation des logements sociaux avec pour objectif 30% de logements sociaux dans le neuf et 20% minimum dans le centre-ville.
- Viser les 100% d’accessibilité dans la construction comme dans la réhabilitation
- L’élaboration d’une grille de critères clairs et l’anonymat systématique des dossiers pour l’attribution des logements sociaux afin d’éviter toute tentative de clientélisme et de discrimination.
- Nous proposerons de mettre à disposition des agents municipaux locaux pour les dépannages, l’entretien des espaces verts… afin d’améliorer le confort et le mieux vivre des locataires.
En parallèle,
- Nous prendrons des arrêtés municipaux anti expulsion locative ou nous nous constituerons partie civile en cas d’expulsion abusive, et ce, toute l’année, si ces expulsions sont sans solution de relogement pérenne.
- Nous favoriserons la mixité sociale qui commence par le lieu de vie afin de lutter contre la gentrification et afin d’abolir les quartiers « ghettos » de pauvres comme de riches en développant une politique de réhabilitation, de transformation et de rénovation des immeubles (dégradés ou vacants du centre ville) en immeubles de logements en baux diversifiés (logements sociaux, baux réels solidaires) afin de faciliter l’accession à la propriété et lelogements intermédiaires)
- Nous exercerons au maximum notre droit de préemption et d’acquisition en cas de vente de logements privés ou de logements sociaux pour empêcher leur privatisation.
- Nous établirons un programme de logements passerelles pour les personnes en grande précarité immédiate, femme avec et sans enfant, personnes en difficulté psychique etc, .
Nous développerons tout ceci en adéquation avec la lutte contre le logement insalubre qui doit-être une priorité et en particulier la lutte contre la précarité énergique (d’hiver comme d’été) qui est la cause sournoise car invisible du mal logement, 19% des ménages déclarent souffrir du froid et près de 30% de la chaleur. C’est encore la population la plus précaire qui subit, à cet effet :
- Nous mettrons en place une cellule de défense de locataires afin d’ obtenir des arrêtés d’insalubrité de la part de la Préfecture obligeant le bailleur ou le propriétaire à agir.
- Nous ouvrirons une permanence d’information et d’accompagnement des locataires en liens avec les associations existantes.
- Nous instaurerons le «permis de louer» (demande d’autorisation préalable de mise en location dans le parc privé) pour les locations à usage principal afin de vérifier que les logements respectent les caractéristiques de décence et ne porte pas atteinte à la sécurité des occupants et à la salubrité publique, de ce fait
- Nous développerons les contrôles d’hygiène et de salubrité dans les logements du parc privé dans le cadre du droit de visite du bien immobilier.
- Nous mettrons aussi en place un plan de rénovation thermique des immeubles et bâtiments publics, écoles, bureaux etc.
Dans cette continuité, le cadre de vie de l’habitat est aussi essentiel pour assurer un environnement agréable et serein, pour cela :
- Nous développerons une politique des espaces verts et de l’aménagement urbain en accord avec la loi de sobriété énergétique et la lutte contre le réchauffement en associant économie et bien-être pour tous,
- Nous favoriserons la végétalisation des cours d’école et nous installerons des espaces jeux et détente aux abords des habitations partout où cela est possible,
- Nous adapterons des panneaux photovoltaïques sur les abris bus, toilettes publiques et tout mobilier urbain qui s’y prête afin de générer l’électricité nécessaire à ces installations. Dans le même esprit, des détecteurs de mouvements efficaces et autonomes en énergie remplaceront certains éclairages traditionnels coûteux et inutiles.
- Nous établirons un plan de développement des îlots de fraîcheurs végétaux afin de lutter contre les canicules et nous installerons des fontaines à eau potable dans l’espace publique.
- Nous lutterons contre la pollution visuelle, sonore et lumineuse, en particulier en centre ville avec obligation d’extinction des lumières commerciales , des bureaux et autres en dehors de leur activité et nous établirons une réglementation fixant le niveau sonore et les heures de diffusion des hauts-parleurs, nous bannirons aussi tout panneaux publicitaires non locaux,
- Nous réhabiliterons le ramassage des ordures ménagères par camion benne dans le centre ville afin de désengorger les poubelles enfouies qui sont trop souvent nauséabondes et inesthétiques mais aussi pour faciliter l’évacuation des déchets pour les personnes ayant des problèmes de mobilité. Nous mettrons aussi en place un ramassage régulier des encombrants,
Enfin, sachant que le manque de logement et le mal logement sont en lien direct avec l’existence de logements vacants et la prolifération des locations saisonnières de meublés touristiques ceci dans le cadre du Plan national de lutte contre le logement vacant et de la loi ALUR. Le plan action cœur de ville dont la commune du Puy en Velay a bénéficié n’a pas permis de diminuer le nombre de logements vacants)= :
– Nous mettrons en place une commission du logement vacant afin d’évaluer leurs causes et caractéristiques précises afin d’orienter les propriétaires bailleurs vers les organismes de diagnostiques et d’aide financières, en parallèle :
- Nous instaurerons une taxe d’habitation sur les logements vacants qui représentaient 1629 logements de la ville en 2025 (Trackstone) soit 13,6% sachant qu’un taux de vacance raisonnable est de l’ordre de 7% et la moyenne nationale de 8,2%.
- Nous définirons un quota maximum de logements en location touristique privée.
- Nous abaisserons le seuil de jours de location touristique privée à 90 jours au lieu de 120 jours par an afin d’éviter que ces locations ne relèvent de l’activité hôtelière et ainsi de se soustraire au respect des normes sanitaires et sécuritaires,
- Nous systématiserons la télédéclaration en ligne des particuliers loueurs pour les locations de courtes durées afin de contrôler efficacement le respect de leurs obligations.
- Nous établirons dans les secteurs sensibles une servitude de résidence principale pour toute nouvelle construction afin que l’effort de construction bénéficie à la population permanente.
Tout ceci sera établi dans le programme local de l’habitat PLH et revu dans le PLU (plan local de l’urbanisme) en association avec le PLUI (Plan local de l’urbanisme inter-communautaire) les EPCI (établissements de coopération intercommunales), le PDALPD (plan départemental d’action pour le logement des personnes défavorisées).
