Élections municipales

Agriculture, abattoir, cantines : Naziha Bouachmir répond à « La Haute Loire paysanne »

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Le journal « la Haute-Loire paysanne » nous a interrogés, comme tous les candidats , sur 3 questions. Nous vous livrons ci-dessous les réponses que nous avons faites.

– Quelle place comptez-vous donner à l’agriculture sur votre territoire ?

Les politiques nationales et européennes qui sont menées conduisent à une diminution du nombre des agriculteurs et à une hyper concentration, ce qui répond d’abord aux intérêts des groupes industriels agro alimentaires. Nous voulons privilégier une agriculture « paysanne » qui n’obéisse pas à ces exigences de profit. C’est pourquoi nous avons été aux côtés des agriculteurs qui se mobilisaient contre l’abattage systématique, le Mercosur, la PAC ou la loi Duplomb.

Sur notre territoire, la commune et l’agglomération, nous protégerons le foncier agricole, forestier et naturel par un plan « zéro artificialisation nette » des sols.

Compte tenu de leurs risques avérés pour la santé nous aiderons les agriculteurs à cesser l’utilisation des pesticides les plus dangereux.

Le développement des circuits courts dans la commande publique permettra l’installation et le maintien d’agriculteurs avec des prix rémunérateurs.

Nous soutiendrons les AMAP et marchés de producteurs.

– Quelle ambition pour l’abattoir communautaire de Polignac ?

Nous sommes favorables au maintien d’abattoirs de proximité donc de celui de Polignac.  Il s’agit de continuer à privilégier les circuits courts pour faire un lien direct entre producteurs et consommateurs, ce qui est le cas de cet équipement communautaire indispensable.

Une  concentration  entraîne des transports supplémentaires et fait peser des risques accrus en cas d’épidémie.

L’abattoir doit rester un service public. Sa gestion  doit demeurer 100% publique avec des personnels sous statut de la Fonction Publique Territoriale.

La recentralisation de la commande publique des cantines vers des produits locaux redonnera de l’activité et des tonnages à l’abattoir pour assurer son avenir.

– Quelle alimentation (qualité, origine géographique) dans les cantines des établissements scolaires et collectifs de la commune ?

Nous avons affiché nettement notre objectif : parvenir à une alimentation bio et locale dans les cantines et restaurants collectifs de la commune. Une place plus importante sera faite aussi aux protéines végétales.

Il s’agit d’une éducation alimentaire des enfants dès leur plus jeune âge, d’un respect dû à nos anciens, et d’une nécessité de santé publique.

Pour cela nous nous rapprocherons des producteurs et des filières pour fixer un cahier des charges, des échéances, en leur offrant des garanties.  Le poids de la commande publique, bio et locale, dans ces conditions sera un encouragement à l’installation de jeunes en polyculture, élevage, maraîchage… Les exploitations, par ces revenus garantis, ne seront plus dépendantes des exigences du lobby agro-industriel.