
Des élus à l’écoute, une police municipale sans armement présente au quotidien au côté de la population au lieu d’une télésurveillance inefficace et coûteuse.
Le droit à la sûreté, inscrit à l’article 2 de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, comme naturel et imprescriptible est un principe fondamental qui guidera notre action.
Afin de briser le mur de méfiance réciproque entre la police et la population il est crucial de privilégier la prévention, la médiation et de bâtir une relation de confiance avec les citoyens et citoyennes plutôt que de multiplier des dispositifs sécuritaires inefficaces.
Depuis plusieurs années nous observons dans la commune du Puy en Velay une fuite en avant dans le développement des outils de surveillance
La ville du Puy possède un C.S.U. c’est-à-dire un Centre de Visionnage Urbain composée d’une salle de visionnage de 12 écrans reliés à 160 caméras disposées un peu partout dans le Puy.
Ces caméras coûtent cher, sont intrusives et inefficaces
La vidéosurveillance contribue à élucider seulement 1,13% des enquêtes selon une étude commandée par la gendarmerie et n’a pas d’impact significatif sur les infractions constatées ( l’Essor de la Gendarmerie – 30 janvier 2022)
Les orientations budgétaires 2024 font apparaître des dépenses à hauteur de 962 000 € (caméras nouvelles-centre de supervision). Cet argent serait plus utile pour mettre en place nos priorités sociales : cantines gratuites bio et locales, transports…
Le coût d’une seule de ces installations, du raccordement et de l’entretien est de 20 000€ en moyenne
Un moratoire ainsi qu’une étude financière établiront en toute transparence le coût réel et l’efficacité de ces mesures.
Progressivement nous mettrons un terme à cette fuite en avant et nous reviendrons à des méthodes de police et d’investigation qui mettent le savoir-faire humain au cœur du dispositif dans le respect de la vie privée des citoyens.
Aucune caméra ne remplacera la présence humaine. Avec nos 18 agents nous construirons une police municipale désarmée, de proximité, visible, à l’écoute, attentive à la médiation et au dialogue et nous expérimenterons le modèle des permanences de proximité.
Elle travaillera en complémentarité avec la police nationale et dans le respect des compétences légales de chacun.
Il s’agira d’avoir des agents identifiés par la population, par quartier, à même de régler aux côtés et avec l’appui des élus les petits problèmes de voisinage et d’incivilité avec bienveillance et autorité.
